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Cantine Bio


Un professeur nous parle du lien entre pesticides et cancer.

La municipalité a décidé de passer les cantines scolaires de la commune d'Ytrac à une alimentation Bio. L'introduction du Bio se fera progressivement jusqu'à y passer en totalité dans les quelques mois qui suivent.

Nos enfants sont notre avenir, leur avenir notre responsabilité!

Discours du Maire en ouverture de la soirée débat 

Cette cantine Bio est l’histoire d’une volonté politique.

En tant que maire, mon rôle est de mettre en place le projet municipal. Dans notre projet commun, celui de cette équipe nouvellement élu, nous avons la ferme intention de s’associer activement à la préservation de notre environnement.

Conscience qui est venue doublement s’éclairer par cette lutte contre cet horrible projet de la CABA d’installer un centre d’enfouissement des ordures ménagères en pleine forêt de Branviel, à 800 mètres des Ytracois, dans le site remarquable de leur détente et de leurs loisirs, dans un espace naturel dans lequel nombre de générations ont pu se ressourcer.

Cette conscience ne fait pas pour autant de nous des experts ou des spécialistes de l’écologie, puisque certains qui s’en prétendent de l’écologie aujourd’hui, trouve tout un tas d’arguments fallacieux pour nous faire croire à un zéro nuisance. Aller expliquer cela aux habitants de proximité de Tronquières…

Ce que nous avons gagné au fond de nous, c’est une réelle volonté d’aller dans le sens de la protection, de la préservation et la pérennisation d’un environnement de qualité. Nous avons dépassé le stade intellectuel pour passer dans celui de l’acte, dans le faire, dans une vraie mise en œuvre.

Mon rôle de Maire donc, c’est celui de la responsabilité en matière de santé publique. Quand on parle de santé publique, il ne s’agit pas de se fixer aux normes entendues de la loi du marché pour lequel tout ce qui est achetable peut se vendre tant qu’on n’a pas prouvé sa nocivité (voire parfois, certains peuvent mettre quelques millions pour éviter que se sache les toxicités qui se révèlent alors). On pourrait rajouter que le principe de précaution est souvent bafouée et ne sert souvent qu’après des catastrophes pour rassurer tout le monde sur le plus jamais çà. On passe notre temps à s’indigner et dire plus jamais çà, s’indigner et dire plus jamais çà…

En passant au Bio, cela peut paraître un détail au vue de notre époque de mondialisation pour un petit village comme le notre. Mais nous affirmons qu’en agissant localement, nous effectuons notre part du travail.

Connaissez-vous à ce sujet l’excellent livre de Séverine Millet : La stratégie du colibri ?

Qu’est ce que la stratégie du colibri ?

Survient un immense incendie de forêt. Tous les animaux sont tétanisés, sauf un petit colibri qui transporte dans son bec des gouttes d'eau pour jeter sur le feu. Agacés, les animaux l'interrogent sur son intention d'éteindre l'incendie : "non, mais je fais ma part" répond-il.

Faire sa part, à l’endroit où on se trouve avec les moyens que l’on a et selon ses possibilités personnelles. Voilà le message qui se délivre de cette jolie anecdote.

En tant que Maire, je n’ai pratiquement rien fait comparativement à celle qui a mis en place cette cantine Bio. J’ai donné mon accord, poussé à la roue et soutenue avec la plus grande force de volonté cette démarche. Carine Vedrenne à mis en place cette cantine Bio. Elle a démarché assidument tout les petits producteurs locaux (parce qu’il ne s’agit pas d’acheter en Chine des produits Bio), elle a travaillé en concertation et avec l’accord des cantinières qui font preuve d’un dévouement à cette cause tout à fait appréciable et facilitateur tant dans la mise en place qu'au près des enfants. Elle a aussi produit des grilles tarifaires, élaboré les conventionnements, etc, etc.

Je suis fier de son travail et de cette réussite exemplaire pour notre ville. Elle vous expliquera tout à l’heure un peu mieux que je ne le fais comment elle s’y est prise.

Nous allons passer maintenant à la projection du film, "Nos enfants nous accuseront", que je découvre ce soir car je ne l’ai pas encore vu, le temps me manque pour aller au cinéma. Je vous abandonne donc à ce film et je vous reprends après pour engager la conversation autour de notre décision de cantine Bio et de l’intérêt du Bio dans notre alimentation, pour notre environnement, pour notre santé et nos générations futures. Marie Louvradou interviendra au titre du CPIE, en tant qu'ingénieur, au sujet de la présence des pesticides dans notre alimentation, dans le sol et dans l'air.

D'autres intervenants comme des producteurs Bio ici présent et la responsable du magasin « L'Arbre à Pain » sur Aurillac sauront vous répondre, engager le débat et converser sur le thème de cette soirée.

Merci de votre écoute, à tout à l’heure.

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 

 

 

 
 









Nos aliments ont trop de pesticides
LE MONDE | 27.03.09 | 16h33  •  Mis à jour le 28.03.09 | 17h59
 
Collectivités locales, entreprises... se mobilisent depuis le 20 mars jusqu'au 30 mars contre les pesticides, dénonçant leur impact sur l'environnement et la santé, dans cette 4e édition de la "semaine sans pesticides", organisée par le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) et le réseau Action citoyenne pour les alternatives aux pesticides (ACAP). Le constat est édifiant : la France est le premier consommateur européen de pesticides, et troisième mondial, avec 76 000 tonnes épandues en 2008.

Le terme de pesticides recouvre "trois types de substances : les herbicides ou désherbants (contre les mauvaises herbes), les fongicides (contre les champignons et les moisissures) et les insecticides", indique l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset). Sous chacune de ces appellations, on retrouve des familles chimiques différentes. Les pesticides sont majoritairement employés dans les exploitations agricoles, mais aussi dans les espaces verts, les forêts, les maisons...
D'où une présence dans la plupart des aliments : 45 % des fruits et des légumes contiendraient ces substances chimiques, selon la dernière étude réalisée par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ; 58,7 % des légumes ne contiennent pas de résidus, selon cette étude. Mais 7,2 % dépassent la LMR (limite maximale de résidus), la concentration maximale de résidus de pesticides légalement tolérée. Fixé par la Commission européenne, le taux de LMR est calculé de façon assez complexe pour chaque type de molécules. Pour les légumes, le dépassement de ces taux concerne essentiellement les poivrons, piments, tomates, poireaux, laitues et épinards. S'agissant des fruits, 29,7 % ne contiennent pas de résidus, mais 8,5 % ne sont pas conformes, dépassant le taux de LMR. Les plus touchés sont les fraises, les mandarines et les raisins... "Plus le temps de stockage est long, plus les produits contaminés migrent de la peau vers le fruit", explique François Veillerette, président du MDRGF. La pomme peut être contaminée jusqu'à 5 millimètres sous la peau du fruit, ajoute-t-il.
 
LA VOIE ROYALE
Alors comment faire pour les éliminer ? En lavant les fruits et légumes. Il vaut mieux cuire à la vapeur qu'à l'eau. Pour les aliments comme le chou, la laitue,... il est préférable de retirer les feuilles externes et le trognon. L'épluchage réduit beaucoup les risques, mais retire aux aliments certaines de leurs vertus nutritionnelles.
Quelles sont les alternatives ? "Manger bio reste la voie royale", selon M. Veillerette. D'autres moyens de production existent, comme l'agriculture raisonnée, ou les systèmes de production intégrés, entre l'approche conventionnelle et l'agriculture biologique. "Les producteurs de légumes se sont engagés avec l'INRA pour favoriser ces systèmes de production", indique Philippe Lucas, directeur de recherche à l'INRA.
Il y a un début de mobilisation. Le plan Ecophyto, annoncé en septembre par le ministre de l'agriculture, prévoit la réduction "si possible" de 50 % de pesticides en agriculture d'ici à 2018. Point positif, l'utilisation de pesticides a été réduite de 90 % depuis quinze ans dans les espaces verts parisiens. Certaines communes ont entamé des démarches vers le zéro pesticide.
Toutefois, les études ne cessent de montrer les liens entre pesticides et cancer, sans parler des effets sur la fertilité, le système endocrinien, explique André Cicollela, porte-parole du Réseau environnement santé (RES), qui demande un "plan environnement cancer". "Mais la voie alimentaire n'est pas la principale exposition aux pesticides", rappelle Jean-François Narbonne, professeur de toxicologie à Bordeaux-I.

 
Pascale Santi

Une étude montre que l'air des crèches est pollué
L'air que respirent nos enfants est pollué, révèle une étude de l'Association santé environnement France (ASEF), présentée jeudi 26 mars. L'association a analysé pendant une semaine l'air de neuf crèches en France. Les résultats des mesures de benzène, formaldéhyde et phtalates "sont préoccupants", indique Patrice Halimi, de l'ASEF. "La pollution de l'air intérieur est un vrai sujet", a réagi Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'écologie.
 
Article paru dans l'édition du 28.03.09
 
 

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